Magalie Quinti
Ostéopathe DO
Beausoleil

L'anatomie de l'oeil : l'innervation de l'oeil

Généralité en ostéopathie

L’innervation motrice des six muscles oculomoteurs est d’une richesse exceptionnelle puisqu’une fibre nerveuse dessert en moyenne deux fibres musculaires alors que, dans le reste du corps, une fibre nerveuse dessert à peu près deux cent fibres musculaires, preuve de l’importance de l’oculomotricité dans la physiologie humaine. 

 

Trois nerfs innervent (III, IV, VI) ces muscles, mais nous décrirons uniquement le nerf oculomoteur commun et l’abducens car ils s’occupent de l’innervation des muscles droits internes et externes de l’œil.

Le nerf oculomoteur commun

Noyau d’origine :

Au niveau pédonculaire se situent : 

  • Un noyau moteur principal et deux noyaux accessoires dont celui de Perlia destiné à la convergence 
  • Un noyau végétatif parasympathique, le noyau d’Eddinger-Westphal, qui gère la fonction d’accommodation et qui entre en jeu dans la convergence oculaire par la synergie accommodation/convergence. 

 

Trajet : Il chemine dans la citerne basale et traverse la pie-mère et l’arachnoïde en sortant de cette citerne.  

Il croise ensuite la grande circonférence de la tente du cervelet en dehors de l’apophyse clinoïde postérieure. Il perfore le toit du sinus caverneux, chemine dans la lame interne de la paroi externe de celui-ci et se divise en deux branches (supérieure et inférieure) avant de pénétrer dans l’orbite par la partie interne de la fente sphénoïdale, à travers l’anneau de Zinn. 

 

La branche supérieure est destinée aux muscles droit supérieur et releveur de la paupière supérieure. 


La branche inférieure innerve les muscles droit interne, droit inférieur, petit oblique. De cette dernière branche se détache la racine courte du ganglion ciliaire contenant des fibres parasympathiques destinées au muscle ciliaire (accommodation du cristallin) et au sphincter de l’iris (myosis). 

L’abducens

Il est exclusivement moteur et innerve seulement le muscle droit externe. 

 

Noyau d’origine : 

Ce sont deux noyaux moteurs situés dans la protubérance annulaire, sous le plancher du quatrième ventricule. 

 

Trajet :

Il se dirige en avant, vers l’extérieur et le haut, traversant la citerne ponto-cérébelleuse, puis perfore la dure-mère qui recouvre la surface basilaire et passe au-dessus de la suture pétro-basilaire. A ce niveau, il s’engage dans un sillon creusé dans la face postérieure du rocher. 

 

Il passe ensuite en-dessous du sinus pétreux supérieur et au-dessus du sommet de la pyramide pétreuse, contre laquelle il est plaqué par le ligament pétro-sphénoïdal de Grüber (qui va du sommet du rocher à l’apophyse clinoïde postérieure du sphénoïde). 

 

Il pénètre dans le sinus caverneux par sa paroi postérieure et vient se placer entre les deux branches du III. 


Il rentre dans l’orbite par la fente sphénoïdale, traversant l’anneau de Zinn dans sa partie large, pour finir dans le muscle droit externe

L’innervation sensitive des muscles de l’œil

Les muscles oculo-moteurs (mais également tout le système oculaire) sont innervés par le nerf ophtalmique de Willis (V1) qui est la branche supérieure du nerf trijumeau. 

En effet, comme dit précédemment, ces muscles possèdent des fibres lisses qui ont une innervation sympathique en provenance du centre cilio-spinal de Budge. Ces fibres sympathiques font relais dans le ganglion ciliaire qui est formé par trois branches en provenance de trois nerfs différents : le nerf nasal (qui va être détaillée), le nerf oculomoteur commun et le centre cilio-spinal. De plus, le nerf nasal innerve aussi le corps ciliaire qui joue un rôle fondamental dans l’accommodation. 

 

Le nerf ophtalmique de Willis naît de la partie interne du ganglion de Gasser, situé sur le versant antérieur du rocher, dans le cavum de Meckel. 

Il passe dans la partie externe du sinus caverneux et se divise en trois branches, lacrymale, frontale et nasale, en arrière de la fente sphénoïdale.

Le nerf nasal est le nerf sensitif de l’oeil. Il traverse la fente sphénoïdale dans l’anneau de Zinn et se divise en deux branches terminales, le nerf nasal externe et interne. Le trajet de ces deux branches ne sera pas décrit car elles n’innervent pas les muscles oculo-moteurs. 

 

Le nerf nasal possède trois branches collatérales :

  • Le nerf sphéno-ethmoïdal qui s’engage dans le canal fronto-ethmoïdal postérieur. 
  • Les deux ou trois nerfs ciliaires longs qui pénètrent dans le globe oculaire pour innerver la cornée, l’iris et le corps ciliaire. 

La racine longue du ganglion ciliaire qui est une des trois branches afférentes du ganglion ciliaire. 

Pour en savoir plus n'hésitez pas à consulter les autres articles sur l'oeil et les troubles de la convergence oculaire. 

Magalie Quinti 

Ostéopathe D.O à Beausoleil

Proche de Monaco et Cap d'Ail


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